Survival after radical prostatectomy and radiotherapy for prostate cancer: a population-based study
DOI :
https://doi.org/10.5489/cuaj.1010Résumé
Objective: Based on the natural history of localized prostate cancer,
the life expectancy (LE) of men treated with either radical prostatectomy
(RP) or definitive external-beam radiotherapy (EBRT) should
exceed 10 years. To test this hypothesis, we examined overall
survival rates after RP or EBRT in a contemporary population–based
cohort.
Methods: Within a population-based cohort we assessed crude survival
in 17 570 men diagnosed with prostate cancer who were
either treated with RP (n = 9678) or definitive EBRT (n = 7892)
between 1989 and 2000. Age and Charlson Comorbidity Index
(CCI) score at treatment represented covariates. In order to control
for prostate cancer–related mortality, we repeated analyses
for 9131 men who did not receive any secondary treatment for
prostate cancer.
Results: In the entire cohort, the actuarial 10-year survival probability
after RP was 75.3%, versus 36.7% after EBRT (p < 0.001).
In those who did not receive any secondary treatment, the actuarial
10-year survival probability after RP was 81.1%, versus 30.4%
after EBRT (p < 0.001). In multivariate Cox regression models,
EBRT was associated with a 2.8-fold (p < 0.001) and 3.9-fold
(p < 0.001) higher risk of mortality in the entire cohort and in
the cohort without secondary treatment, respectively. Increased
CCI score and increased age were also associated with a higher
risk of mortality (p < 0.001).
Conclusion: Some men treated with EBRT and, to a lesser extent,
those treated with RP may have insufficient LE to warrant therapy
with curative intent. More stringent selection criteria are necessary
to avoid overtreatment.
Objectif : Si on se fie à l’évolution naturelle du cancer localisé
de la prostate, l’espérance de survie après une prostatectomie radicale
(PR) ou une radiothérapie externe (RE) définitive devrait être
supérieure à 10 ans. Pour vérifier cette hypothèse, nous avons
examiné les taux de survie globaux après ces deux types d’interventions
dans une cohorte représentative récente.
Méthodologie : Dans une cohorte représentative, nous avons évalué
le taux brut de survie chez 17 570 hommes atteints d’un cancer de la
prostate ayant subi une PR (n = 9678) ou une RE définitive
(n = 7892) entre 1989 et 2000. L’âge et l’Indice de comorbidités
de Charlson (ICC) en cours de traitement étaient les covariables
examinées. Afin de mesurer la mortalité attribuable au cancer
de la prostate, les analyses ont été répétées chez 9131 hommes
n’ayant reçu aucun traitement secondaire pour leur cancer.
Résultats : La probabilité actuarielle de survie après 10 ans était
de 75,3 % pour la PR contre 36,7 % pour la RE définitive (p <
0,001) dans la cohorte entière et de 81,1 % pour la PR contre
30,4 % pour la RE définitive (p < 0,001) chez les patients n’ayant
reçu aucun traitement secondaire. Dans des modèles de régression
multivariable de Cox, la RE a été associée à un risque 2,8 fois
(p < 0,001) et 3,9 fois (p < 0,001) plus élevé de mortalité dans
la cohorte entière et dans la cohorte n’ayant reçu aucun traitement
secondaire, respectivement. On a aussi établi un lien entre
un risque plus élevé de mortalité d’une part, et un ICC plus élevé
et un âge plus avancé d’autre part (p < 0,001).
Conclusion : L’espérance de survie de certains hommes traités par
RE et, dans une moindre mesure, de certains hommes traités par
PR pourrait être trop faible pour justifier un traitement à but curatif.
Des critères de sélection plus rigoureux sont donc requis afin
d’éviter tout traitement excessif.
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