Traitement de rattrapage de l'échec du BCG avec gemcitabine et docetaxel séquentielle intravésicale chez les patients atteints d'un cancer de la vessie non infiltrant la musculaire qui ne sont pas candidats à une cystectomie radicale ou qui ont refusé une

Auteurs-es

  • Charles-Antoine Garneau1 CHU de Québec Research Center-Université Laval, L’Hôtel-Dieu de Québec, Québec, Canada.
  • Nathalie Marcotte CHU de Québec- Université Laval
  • Louis Lacombe CHU de Québec- Université Laval
  • Yves Fradet
  • Vincent Fradet CHU de Québec-Université Laval, L’Hôtel-Dieu de Québec, Québec, Canada
  • Frédéric Pouliot CHU de Québec–Université Laval
  • Paul Toren CHU de Québec-Université Laval, L’Hôtel-Dieu de Québec, Québec, Canada
  • Michele Lodde Departments of Urology and Nuclear Medicine, Hotel Dieu de Quebec-Laval University Quebec, QC, Canada

DOI :

https://doi.org/10.5489/cuaj.8341

Mots-clés :

non muscle invasive bladder cancer, intravesical therapy, BCG, Gemcitabine docetaxel

Résumé

Introduction : Chez environ 40 % des patients atteints d'un cancer de la vessie non invasif sur le plan musculaire (NMIBC) on peut avoir un échec  de la thérapie avec bacille de Calmette-Guérin (BCG)dans les 2  ans. Nous décrivons notre expérience institutionnelle avec la gemcitabine et docetaxel intxcravésicale séquentielle (Gem/Doce) en tant que traitement de rattrapage après échec du BCG chez des patients lourdement traités qui n'étaient pas candidats à une cystectomie radicale (RC) ou qui l’ont refusé.

Méthodes : Nous avons examiné rétrospectivement des patients en échec du BCG avec NMIBC qu’ont reçu Gem/Doce d'avril 2019 à octobre 2022 au CHU de Québec-Université Laval. Les patients ont reçu au moins 6 instillations intravésicales hebdomadaires selon les protocoles publiés. Les patients qui ont répondu ont eu des instillations d'entretien mensuelles jusqu'à 2 ans. Le critère de jugement principal était la survie sans progression (PFS) à 2 ans, évaluée par la méthode de Kaplan-Meier. La survie sans récidive, la progression à la RC, la survie globale et les effets secondaires indésirables ont été analysés.

Résultats : 35 patients d'âge médian de 78 ans ont été inclus dans l'analyse avec un suivi médian de 18 mois (IQR 11-30). Plus de 25 % avaient reçu au moins 2 traitements d'induction par le BCG. La SSP était de 91 % à 6 mois, 87 % à 1 an et 61 % à 2 ans après la première induction. Des événements indésirables sont survenus chez 37 % des patients, mais seuls 2 patients n'ont pas terminé le traitement en raison d'une intolérance. Trois patients ont subi une RC en raison de la progression. La survie globale était de 94 % à 2 ans.

Conclusions : Avec moins de 50 % de progressions à 2 ans dans les NIMBC à haut risque, Gem/Doce apparaît comme une option sûre et bien tolérée pour les patients lourdement traités. Une étude plus approfondie est justifiée pour justifier une utilisation généralisée.

 

Téléchargements

Les données relatives au téléchargement ne sont pas encore disponibles.

Publié-e

2023-10-23

Comment citer

Charles-Antoine Garneau1, Marcotte, N., Lacombe, L., Fradet, Y., Fradet, V., Pouliot, F., … Lodde, M. (2023). Traitement de rattrapage de l’échec du BCG avec gemcitabine et docetaxel séquentielle intravésicale chez les patients atteints d’un cancer de la vessie non infiltrant la musculaire qui ne sont pas candidats à une cystectomie radicale ou qui ont refusé une. Canadian Urological Association Journal, 18(2), 23–40. https://doi.org/10.5489/cuaj.8341

Numéro

Rubrique

Original Research